samedi 6 juin 2026

Claude Frédéric Aumont

Claude Frédéric Aumont est né vers 1758 à Paris, il a été baptisé à la paroisse Saint Gervais.Il est le fils de Robert et de Geneviève Dubuisson.
Compagnon maçon, orphelin de père et de mère, nous le retrouvons en banlieue parisienne, à Saint-Denis où il est dit habiter « aux casernes ». Son oncle, Louis Aumont, menuisier à Versailles, où il habite, donne son consentement pour que Claude Frédéric épouse, à Stains – aujourd’hui en Seine-Saint-Denis – Aimée Angélique Prévost, fille de Matthieu, journalier, et de Marie Louise Denise Tissurier. Les publications ont été faites, les jeunes gens, Claude Frédéric a 24 ans et sa promise 19 ans, se sont fiancés la veille du mariage qui est célébré le 30 novembre 1782.  Il est assisté de Denis Brulé et de Jean Brulé, tous les deux maçons à Stains. Les témoins de la mariée sont son père et Claude Duru, son cousin germain qui est le fils de feu Claude, vigneron à Stains. Jean Brulé et Matthieu Prévost ne savent pas signer l’acte de mariage.
 

Le mariage tombe à point, car un garçon va vite pointer le bout de son nez. À peine né, le 02 décembre 1782, il est baptisé ; il est prénommé Denis Frédéric ; son parrain est Denis Brulé, fils de Denis, maçon et sa marraine est Marie Jeanne Prévost, fille de Matthieu… sans doute la tante maternelle du nouveau-né. Malheureusement, le bébé est bien fragile et il décède trois jours après sa naissance ; il est inhumé le lendemain, 06 décembre, en présence de Denis Brulé et de Jean Briet, le maître d’école.


D’autres enfants vont suivre, au moins deux garçons et une fille vont atteindre l’âge adulte et se marier. Mais une petite fille – peut-être le dernier enfant de Claude Frédéric et de son épouse – va connaître la même vie éphémère que l’aîné de la fratrie puisque Marguerite Françoise naît le 5 Pluviose de l’an 3 et s’éteint le 9 suivant. Lors de cette naissance le citoyen Aumont n’est prénommé que Frédéric ; pour la déclaration dans la maison commune, il était assisté de François Matté, maçon et par Marie Marguerite Denise Gillet, veuve de François Chapon… probablement le parrain et la marraine du bébé.
 

Claude Frédéric est toujours maçon et habite, avec son épouse, 46 rue Compoise à Saint-Denis lors du mariage de sa fille en 1813 auquel, toujours avec sa femme, il assiste et donne son consentement.
Nous le retrouverons présent à chaque naissance ou décès de ses petits-fils.

Catherine Livet

Sources : Archives de Seine-Saint-Denis, Archives de Paris


 

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