René Livet, son entrée dans le monde du travail

 Nous avions laissé un jeune homme prêt à prendre ses responsabilités et c'est une bonne chose.

Orphelin depuis sa tendre enfance, il a été élevé par son grand-père et sa grand-mère maternels, sauf que Noé Livet, son grand-père, est décédé le 26 février 1929 et qu'Émilie Chalvet, sa grand-mère, dernière à pouvoir veiller sur René Livet, n'est plus très vaillante.


 Elle a subi deux interventions chirurgicales, dont la première en 1922, année de naissance de René, et son état de santé se détériore. En 1929, il est impossible de l'opérer une troisième fois, malgré une éventration au niveau de sa cicatrice sous-ombilicale, il lui est impossible de travailler suffisamment pour subvenir à ses besoins et à ceux de son petit-fils. La jolie Émilie est devenue méconnaissable.

Nous avons vu que René n'a pas été un très bon écolier et qu'il se préparait, par divers petits services redus aux habitants de l'immeuble du 39 rue Daguerre dans le 14e arrondissement parisien, qu'il se préparait à entrer dans la vie active.

C'est le 26 février 1937 que le jeune René, entre, en qualité de receveur, à l'imprimerie Desfossés, 14 rue Ernest Renan à Issy-les-Moulineaux. C'est alors incroyable, mais je vais connaître cette entreprise...
Tout d’abord apprenti typo, il apprend à « recevoir » les feuilles dans un bac sur une machine à imprimer appelée une « Américaine », à « caler » ces mêmes feuilles. Il doit également procéder au lavage à l’eau tiède de la machine, des câbles et des rouleaux pour les rendre « amoureux », c’est-à-dire, les rendre collants, les rouleaux étant en gélatine ; c’est lui-même qui parlera ainsi de son premier emploi pour décrire le travail à effectuer, il ne le sait peut-être pas encore, mais la « typo » va devenir un des éléments essentiels de sa vie, tant et si bien que je vais penser pendant longtemps qu’il était entré très tôt chez « Chaix Desfossés » et qu’il y avait fait toute sa carrière, cependant la réalité est sensiblement différente de ce que nous imaginions...

En 1938, il adhère à la Fédération Nationale des sociétés d’Education Physique et de Préparation au Service Militaire de France et des Colonies qui se trouve 40 rue du Colisée à Paris dans le 8ᵉ arrondissement ; on ne veut pas y croire mais, inconsciemment, on sait bien que la guerre est proche ; il est du devoir de René de se préparer le mieux possible à cette éventualité, lui aussi sauvera la France, son adhésion n’est pas qu’une simple formalité. En Allemagne, Hittler est au pouvoir depuis 1933, le pays souffre toujours des obligations nées du traité de Versailles à la fin de la Première Guerre mondiale, il est rongé par les difficultés économiques ; En Italie, Mussolini dénonce, en octobre 1935 les accords de Stresa qui pourtant l’associaient à la France et à la Grande-Bretagne pour s’opposer à toute modification des traités antérieurs dont le réarmement allemand mais, toujours sous-jacents, les problèmes liés aux colonies jouent un rôle bien plus important qu’il ne semble… l’armée italienne vient de prendre par la force l’Éthiopie… la France et la Grande-Bretagne ne font rien, ou presque… l’Italie fait donc ce qu’elle veut… Mussolini peut donc se rapprocher de Hitler… le Japon se comporte de la même façon… Toutes les conditions sont réunies…

En avril de cette même année 1938, René se syndique auprès de la C.G.T. (Fédération du livre) car la vie continue et il faut défendre ses droits, de toute façon, il est pratiquement obligatoire d’être adhérent pour pouvoir travailler dans le « livre ».

À bientôt pour la suite de cette biographie. 

Catherine Livet  

René Livet :

 

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