lundi 26 avril 2021

26 avril 1986

 Bien contextualiser notre histoire familiale

Bonjour mon lecteur,

Bâtiment du réacteur no 4 au lendemain de l’explosion - IAEA
Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986, la centrale nucléaire de Tchernobyl - en Ukraine - est violemment
secouée par une redoutable explosion...
Mais, le monde ne le sait pas encore... les informations ne circulent pas vite...

Le 28 avril suivant, le centre de contrôle de la centrale nucléaire de Forsmark - en Suède - fait immédiatement évacuer le site... le taux de radioactivité vient d'être mesuré, il présente une valeur anormalement élevée...
Mais voilà que les premiers résultats des analyses qui ont été diligentées font apparaître un fait  des plus curieux : Le taux de radioactivité est tout à fait normal à l'intérieur de la centrale, c'est à l'extérieur que l'air est contaminé... et la nocivité vient de l'est...
L'Agence France-Presse diffuse immédiatement la nouvelle du danger.

Les informations n'arrivent toujours qu'avec parcimonie d'Ukraine et il n'est question que d'un accident ... L'URSS, pourtant officiellement à l'heure de la glasnost - transparence - de Mikhaïl  Gorbatchev, se retranche derrière un mur de silence.

Pendant ce temps, poussé par les vents, le menaçant nuage radioactif se dirige sur l'Europe, des Pays-Bas à la Turquie et, bien entendu, sur la France...
Les pays concernés prennent immédiatement un certain nombre de mesures de protection... tous les pays... avec quelques réserves pour la France...

La France connaît alors une étrange politique, celle de la cohabitation... depuis seulement un  mois. Les résultats des législatives de mars 1986 ont contraint le président François Mitterrand à inviter Jacques Chirac à Matignon...
Il ne faudrait pas porter au programme nucléaire français et il ne serait pas plus opportun de mettre en difficultés la politique de Mikhaïl Gorbatchev qui est soutenue par François Mitterrand et Jacques Chirac ne veut pas affoler la population et risquer de mécontenter le lobby nucléaire...
Bref, ici aussi la catastrophe va être présentée comme un accident sous contrôle.

Dès le 28 avril, Pierre Pellerin - le directeur du Service Central de la Protection contre les Rayonnements Ionisants, rattaché au ministère de la Santé - rassure la population par le biais de la télévision : Il n'y aurait aucun danger pour la France... La seule menace pèserait uniquement dans le voisinage immédiat de la centrale de Tchernobyl... et surtout à l'intérieur des bâtiments où, effectivement, des personnes ont été contaminées...
Les informations édulcorées continuent à affluer à la télévision française et, le 30 avril, la présentatrice de la météo annonce que l'anticyclone des Açores est et restera assez puissant pour repousser le nuage nucléaire...

Stade de Pripyat - Tchernobyl
Une image se dessine alors dans l'esprit des Français :

"Le nuage radioactif de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières de la France !"

Nous reparlerons des suites dans quelque temps.

A bientôt

Catherine Livet

Mon livre "Mes ancêtres et la Commune de Paris" est toujours en souscription jusqu'au 02 mai 2021 à 23 h 59 et une version numérique est prévue pour la fin du mois de mai.

Vers d'autres dates


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