mardi 7 novembre 2023

Chllenge AZ, lettre F : Falck Anne-Marie

 

Nous voici en Moselle, à Loutzviller où en cette journée d'été du 19 juillet 1757, famille et amis sont tous réunis dans l'église dédiée à la Très Sainte Trinité qui a été reconstruite entre 1731 et 1737.
Anne Marie Falck est âgée de 22 ans, elle a été baptisée le 09 février 1734, son parrain est Pierre Weber et sa marraine, Anne-MArie Hartman. Elle est la fille de feu Matthieu, qui était manœuvre à Rolbing, et de Dorothée Webert.
Antoine Fromholtz, a 24 ans, il est berger et fils de feu Marc, qui était manœuvre de Lengelsheim, et d'Anne Beck.
 
 
Les jeunes gens se sont fiancés ici, dans l'église de la Très Sainte Trinité, et aucune opposition n'a été formulée, ni aujourd'hui, ni à la suite des publications des bans qui ont été faites, durant trois dimanches consécutifs, le trois, le 10 et le 17 juillet, jour des fiançailles, tant dans l'église paroissiale de Loutzviller que dans celle de Schorbach.
Ils se tiennent face à l'autel qui vient d'être orné d'une plaque sculptée, argentée, qui représente la Cène, que l'on doit à Jean-Claude Mercenier, le frère du curé de Rimling, un village voisin. Cet autel est surmonté d'un impressionnant ciborium, un édicule à colonnes en forme de baldaquin qui a été installé, il n'y a pas si longtemps, il provient d'un couvent de la région, certainement celui de Saint-Avold.
Et voilà, c'est fait ! Ils ne peuvent plus reculer. En présence d'André Fromholtz, laboureur de Lengelsheim, cousin de l'époux, Nicolas Weber, tisserand à Hanviller, de Jean Joachim Fromholtz, fils de Jean Joachim, de Lengelsheim, cousin de l'époux, de Jean Bernard Wintz, berger, et de Joseph Krempfel, maître d'école de Loutzviller, ils viennent de recevoir la bénédiction nuptiale par laquelle ils s'engagent à veiller l'un sur l'autre jusqu'à ce que la mort les sépare.
Ah ! Malheureux époux ! Ils déclarent ne pas avoir l'usage d'écrire... tout comme Jean Bernard Wintz. Cependant, très solennellement, le curé leur fait appliquer leur marque.

Bon, les signatures sont un peu laborieuses... mais, manierions-nous aujourd'hui avec dextérité la plume à nous présentée pour signer l'acte qui engagerait toute notre vie ?
Seule la signature du curé est affirmée, mais je ne sais pas ce que veut dire "pour commission" et je n'arrive pas plus à décrypter le nom de la ville d'où le signataire est curé... alors, si vous avez une idée, je suis preneuse.

Je n'ai pas encore fait la connaissance des enfants d'Anne-Marie. Je sais que, sans doute durant l'année 1760, elle a donné la vie à un garçon qui a été prénommé Jean. Que cet enfant est devenu berger à Breidenbach et qu'il s'est marié le 12 février 1790, à Loutzviller, avec Magdeleine Leichman... et je trouve que ce fut une bonne idée puisque je suis leur lointaine descendante.

Les recherches vont m'occuper une bonne partie de l'hiver.
 
Catherine Livet

À demain pour 




Je vous invite à rejoindre le groupe Facebook "De la généalogie à l'écriture", vous y trouverez des idées pour écrire votre histoire familiale. 

  .・゜゜ LIBRAIRIE ゜゜・.

FNAC  
(Pour la version numérique de mes livres)

 VERSION KINDLE 

(Pour certains de mes livres - Aussi sur Abonnement Kindle)

Pour me joindre :


4 commentaires:

  1. Je n'arrive pas non plus à lire la ville, concernant la signature suivie de "pour commission" ne serait-ce pas une formule du type "par procuration" ou "par pouvoir", le curé n'étant pas de la paroisse ??

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, j'ai eu cette même réflexion... mais je crois bien n'avoir jamais rencontré cette formule... et maintenant, je me demande bien pourquoi n'est-ce pas le curé de la paroisse qui a célébré le mariage !

      Supprimer
  2. Est- ce qu'ils s'exprimaient en français à l'époque ? Dominique.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah oui, l'acte est en français. Merci Dominique pour ta lecture.

      Supprimer

Merci pour cette lecture.
Ecrivez moi un petit commentaire, je suis toujours heureuse d'échanger quelques mots avec les personnes cachées derrière les écrans.