dimanche 31 mai 2026

1Mois1CoupledAncêtres, Nicolas Jean-Baptiste Leferme

Nicolas Jean-Baptiste Leferme est le fils de Jean-Baptiste et de Claire Alleman.

Il est né le 29 avril 1821, à Avesnes dans le Nord, au domicile de ses parents, à la caserne de gendarmerie. Les déclarants sont Dominique Serret, huissier de police, et Joseph Noyon, crieur public. Clin d'œil du destin, nous retrouverons cette famille Noyon dans quelques dizaines d'années.

Sa naissance, même si rien ne le laisse alors présumer, marque une rupture dans la grande lignée des employés de la ferme du roi, devenus douaniers ; le père de l'enfant étant gendarme. Cependant, il est notable que de lointains cousins seront encore préposés des douanes, pendant de très nombreuses années.

Nicolas Jean-Baptiste grandit donc en apprenant un tout autre métier, celui de menuisier ébéniste.

C'est le 21 avril 1845, à Montay, qu'il épouse, civilement et religieusement, la demoiselle Adèle Natalie Bauduin - Baudhuin -. La famille s'installe au 10 de la rue de la route départementale où, le 12 février 1846, naît Henriette Adèle Josèphe qui deviendra mon ancêtre.

Le 06 avril 1848, rue de la Chaussée Brunehaut, au domicile de ses parents, naît Malvina Esther. Les témoins qui signent l'acte de naissance, sont Charles Joseph Verichon, forgeron et voisin, ainsi qu'Auguste Desse, maréchal ferrant de 35 ans, issu d'un cousin germain de l'enfant. Malvina est baptisée le lendemain et devient Malvina Estelle Joseph. Son parrain est Charles Bauduin, son cousin, et sa marraine est Esther Mathis.

Retour rue de la route départementale pour la naissance, le 16 septembre 1852, de Juliette Marie Adrienne. Les témoins sont François Baudry et Constant Canonne, des voisins. La fillette est baptisée le 03 octobre suivant, son parrain est Martin Pierrard, bourrelier habitant Le Coteau et sa marraine est Henriette, sa sœur aînée. Mais la petite fille décède le 14 novembre 1854 et elle est inhumée le lendemain en présence de François Baudry. 

La famille quitte Montay entre la fin de l'année 1854 et 1856 pour s'installer à Paris où Nicolas Jean-Baptiste exerce toujours son métier de menuisier et Adèle Marie celui de couturière. 

C'est dans le 10ᵉ arrondissement ancien de la capitale que, le 28 novembre 1856, naît Juliette Félicie. Dans ce même arrondissement, rue de Grenelle, le 09 février 1859, naît Marie Henriette, mais elle décède le 30 septembre 1860 et est inhumée, le 1ᵉʳ octobre suivant, au cimetière du Montparnasse.

Nouveau changement d'adresse pour la naissance, le 26 octobre 1863, de Marie Adèle qui voit le jour dans le 7ᵉ arrondissement.  

Le 29 janvier 1867, dans le 7ᵉ arrondissement parisien, Nicolas Jean-Baptiste — et certainement d'autres membres de sa famille proche — assiste au mariage de sa nièce, Jeanne Henriette Leferme avec Albert Ferdinand Gsell, tapissier de 34 ans, né dans le 10ᵉ arrondissement le 05 décembre 1832. Elle est la fille de Félix Désiré Xavier et de Marie Anastasie Gautier.

Le 15 octobre 1867, la fille aînée de Nicolas Jean-Baptiste donne la vie, dans le 14ᵉ arrondissement parisien, à un garçon prénommé Émile Nicolas Joseph, reconnu dès la naissance par le père. L'enfant est légitimé par le mariage de ses parents, célébré le 22 février 1868 en la mairie du 14ᵉ, arrondissement où ils habitent 10 rue Neuve du Maine.
Le père est Joseph — ses prénoms sont Pierre Joseph, mais il semble être appelé simplement Joseph - Lapostre. Il est âgé de 21 ans et est statuaire. Tous ses frères étaient présents à son mariage dont un autre Pierre Joseph. Les parents du marié, Pierre Joseph et Marie Angélique Banse, sont présents, ils sont concierges au 9 de la rue de Bachelet, à Montmartre. Les Lapostre sont originaires de Solesmes, dans le Nord.

En cette année 1868, les Leferme et les Lapostre, qui vont bientôt renforcer leurs liens, ont-ils conscience que leur destin va prendre un chemin périlleux ? Des rumeurs parviennent-elles jusqu'à eux pour les avertir que la guerre se prépare ? Peuvent-ils avoir conscience qu'ils vont se retrouver au cœur des événements ? 
Des rapports et des notes arrivent et partent du ministère de la Guerre, les forces françaises et celles des futurs ennemis sont inventoriées, comptabilisées, comparées... 

Extrait d'un document circulant en 1868 en prévision d'un conflit armé avec l'Allemagne

Nicolas Jean-Baptiste décède chez lui, 7 Boulevard de Vaugirard dans le 15ᵉ, le 04 février 1872.  C'est son gendre, Joseph Lapostre, domicilié à la même adresse, qui fait la déclaration. Lors de cette triste démarche, le témoin est assisté par son frère, Pierre Lapostre.
Quelques mois plus tard, très exactement le 21 septembre 1872, ce Pierre Lapostre épouse Juliette Félicie Leferme, sœur d'Henriette. Il est emballeur et habite de fraîche date au 7 Boulevard de Vaugirard, il habitait quelque temps avant au 29 de la rue de Chartres dans le 18ᵉ. Ses parents ont quitté la capitale et sont retournés vivre à Solesmes, dans le Nord, où leur fils, second du nom de Pierre Joseph, est né le 27 septembre 1849. Seul le père, autre Pierre Joseph, est venu assister au mariage, la mère, Angélique Banse n'a pas fait le voyage, elle a fait parvenir son consentement par acte notarié...
Zéphir, qui habite au 9 rue Bachelet, là où ses parents étaient concierges, et Chéri sont les témoins de leur frère. Adolphe est absent...
Les témoins de Juliette Félicie sont deux cousins : Albert Ferdinand Gsell, toujours tapissier, et qui habite au 49 rue d'Hauteville, mais il est certain que son beau-père, Félix Désiré Xavier Leferme, n'assiste pas à l'union de sa nièce. L'autre témoin de Juliette Félicie est Jean-Baptiste Pierre Charlatte, cordonnier âgé de 44 ans.
Schéma généalogique
 
Adèle Natalie Baudoin, la veuve de Nicolas Jean-Baptiste Leferme, décède le 24 mars 1888, à son domicile, 95 rue du Faubourg Saint-Martin. Son gendre, Joseph Lapostre, emballeur de 37 ans, qui habite à la même adresse que la défunte, et son autre gendre, appelé aussi Joseph Lapostre âgé de 42 ans, rue de Vaugirard, font la déclaration.
 
La plus jeune des filles de Nicolas Jean-Baptiste, Marie Adèle, attend le 03 février 1893 pour se marier. Elle habite alors à Alfortville, dans le Val-de-Marne, et ne connait ni le dernier domicile, ni la date de décès de ses grands-parents.
Le futur est Marie Raphaël Albin Riché, il est né en 1867, à Orléans, dans le Loiret, est ébéniste et habite également à Alfortville ; sa mère, veuve, habite à Paris, mais est présente au mariage de son fils qui a pour témoins deux de ses frères venus d'Orléans.
Les témoins de la mariée sont des amis d'Alfortville, il semblerait qu'aucun membre de la famille n'assiste à l'union. 
 
Toutes ces personnes paraissent avoir eu une vie bien rangée... Il n'en est rien... 
 

Catherine Livet

 Ce texte est la suite de :

  •  Pierre Leferme et Jeanne Legrand Partie 1
  • Pierre Leferme et Béatrice Thérèse Deligne Partie 2
  • François-Xavier et Marie Philippe Joseph Marcoux Partie 3
  • Jean-Baptiste et Claire Alleman Partie 4 
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