René Livet est rentré et malgré les terribles nouvelles, la vie reprend son cours. Il a tant de choses à rattraper... C'est avec un immense plaisir qu'il retrouve sa famille et ses amis. On rit et on s'amuse autant que l'on peut le faire, heureux de vivre, tout simplement.
Sur ces trois photos, René est celui qui porte un costume clair.
La vie n'est pas exclusivement constituée d'amusements, le travail en est une grande composante et les difficultés nombreuses ; les denrées sont encore rares et chères, il en va de même pour l'habillement et des cartes et autres bons d'achats continuent d'être distribués.
Dès son rapatriement, René a retrouvé son poste à la gare de La Villette.
Le certificat de travail qui lui est délivré précise bien qu'il a travaillé à la SNCF, en qualité d'auxiliaire d'équipe, du 03 août 1942 au 07 janvier 1946, ce qui veut bien dire que la période passée à Ulm, en Allemagne, à la Reichsbahn a été complètement assimilée à un service à la SNCF.
Le certificat de travail qui lui est délivré précise bien qu'il a travaillé à la SNCF, en qualité d'auxiliaire d'équipe, du 03 août 1942 au 07 janvier 1946, ce qui veut bien dire que la période passée à Ulm, en Allemagne, à la Reichsbahn a été complètement assimilée à un service à la SNCF.
René quitte la SNCF pour aller travailler à l'Imprimerie
Moderne qui est située route de Châtillon, à Montrouge dans les
Hauts-de-Seine. Il va y rester du 07 janvier 1946 au 18 juillet 1950.
Il est jeune, beau, élégant, drôle, charmant. Il est très entouré par sa famille, ses amis. Sa vie est stable et plutôt confortable.
Mais qui est cette jeune femme qui semble se trouver toujours sur son chemin ? Elle a l'air si jeune...
Elle a un teint de lait et une chevelure de feu, des éclairs jaillissent
de son regard vert océan, ses fines mains aux attaches délicates sont
dignes de celles d’une pianiste. Elle est vive, elle est gaie, elle est
piquante… elle est réfléchie. Elle est grande, elle est fine, elle est
séduisante… elle est réservée…
Depuis quand observe-t-elle René et s'ingénie-t-elle à toujours croiser son chemin ? Elle est un peu
sauvageonne, se déplace à toute vitesse à bicyclette, ce qui lui offre une plus
grande liberté que de prendre le bus dont il faut respecter les horaires…
Elle est amusante, si indépendante, si libre, elle ressemble si peu aux demoiselles, précieuses et poudrées, qui caquettent habituellement autour de René, à la recherche d'un époux bien établi... René est très impressionné de découvrir qu'elle est l'aînée de huit enfants et ce n'est rien, car même si personne ne peut le savoir alors, deux autres frères vont lui être offerts.
Ne sont-ils pas faits pour vivre ensemble ?
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| René et Denise Beckrich - 1948, Châtillon |
Catherine Livet
Sources : Archives privées
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